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IA et Santé : levée de fonds de 27 millions d’euros pour Incepto, spécialiste de la santé digitale

IA et Santé : levée de fonds de 27 millions d’euros pour Incepto, spécialiste de la santé digitale

Incepto, plateforme de solutions d’IA appliquées à l’imagerie médicale, a annoncé le 19 septembre dernier, avoir levé 27 Ms€ lors d’un tour de table dirigé par LBO France, auquel ont participé Wille Finance et ses investisseurs historiques AXA Venture Partners (AVP), le fonds Patient Autonome de Bpifrance et Karista. Cet investissement permettra à la start-up d’accélérer son développement au niveau européen, en commençant par l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et  le Portugal où elle va lancer son offre. La start-up qui se veut « le Netflix de l’imagerie médicale » a pour objectif de traiter un million de patients en Europe par mois d’ici à 2024.

Créé en janvier 2018, cofondée par Antoine Jomier, Gaspard d’Assignies, radiologue, et Florence Moreau, ingénieure et CTO, Incepto a été lauréat des Trophées Let’s Go France 2019, du Concours Innovation i-Lab opéré par Bpifrance et du Concours Innovation aux Journées Francophones de Radiologie 2018.

En 2019, elle a levé 5,6 millions d’euros pour accélérer le déploiement de ses solutions à grande échelle sur la totalité du territoire français. Elle vise aujourd’hui le marché européen, notamment avec la création de quatre filiales en Allemagne, en Espagne, en Italie et au Portugal ancrant ainsi sa position de leader européen du secteur.

Du statut de start-up française à celui de scale-up européenne

En même temps que l’annonce de cette seconde levée de fonds, Incepto a fait part de la signature de cinq nouveaux partenariats (IB Lab, Milvue, PAIRE, SmartSoft et Thirona) venant étoffer son bouquet d’applications en imagerie médicale, dans la prise en charge aux urgences, la cancérologie, l’orthopédie, la rhumatologie et la pneumologie.

Etendre sa couverture géographique tout en développant son portefeuille d’applications permet à Incepto de répondre à des enjeux de santé publique majeurs : réduire le délai d’attente pour les examens, pallier le déficit de spécialistes pour certaines maladies graves et accompagner le travail des médecins face à l’accroissement des données à analyser, améliorant ainsi la prise en charge des patients, dans diverses filières de soins notamment aux urgences, en cancérologie, en cardiologie ou dans les maladies neuro-dégénératives.

Augmenter la productivité et l’efficacité des radiologues

La plateforme a largement contribué au déploiement d’applications d’IA pour l’imagerie médicale, 100 000 patients en bénéficient chaque mois. Incepto travaille aujourd’hui avec plus de 150 clients et sites de radiologie de référence en France et en Europe, dont une vingtaine de CH et CHU de premier plan (AP-HP, Grenoble, Montpellier, Nancy, Poitiers, Rennes…) et des réseaux privés comme France Imagerie Territoires, le groupe 3R, Elsan, Telediag ou encore Affidea, dernier partenariat signé en date.

Face à l’explosion du marché de l’IA en Europe, porté par la multiplication du nombre d’applications en imagerie médicale et par les améliorations technologiques qui les rendent désormais utilisables en routine clinique par les médecins, Incepto s’est fixé trois objectifs stratégiques :

  • Sélectionner et mettre à disposition les solutions les plus performantes d’IA en imagerie médicale pour chaque spécialité, garantissant des standards de qualité élevés ;
  • Créer, aux côtés des médecins, de nouvelles applications qui répondent à de réels besoins mais n’existent pas encore : ARVA et KEROS sont ainsi les premiers produits codéveloppés par Incepto pour l’aide au diagnostic des anévrismes de l’aorte en scanner CT et pour les IRM du genou ;
  • Accompagner la transformation des organisations et des modes de travail en repensant la prise en charge des patients avec les équipes médicales pour exploiter tout le potentiel des technologies de l’IA.

Antoine Jomier, cofondateur et président d’Incepto, conclut :

« En 2018, nous avions identifié le besoin d’une plateforme pour accélérer l’usage de l’IA dans le secteur de la santé, notamment dans le domaine de l’imagerie qui connaît une forte croissance. En quatre ans, nous avons participé à l’émergence d’une véritable technologie de rupture et aujourd’hui nos solutions intégrées sont utilisées dans toutes les régions de France et profitent chaque mois à 100 000 patients. Nos valeurs, profondément européennes, comme le respect de la confidentialité des données, la transparence et le partage de valeur équitable entre les parties prenantes, sont des atouts majeurs pour notre développement sur le continent. Nous sommes fiers d’avoir convaincu des investisseurs avertis de nous accompagner désormais dans notre croissance à l’échelle européenne. D’ici à 2024, un million de patients en Europe bénéficieront chaque mois de nos applications d’intelligence artificielle ».

Supply Chain : l’IMT Mines Albi et Scalian dressent le bilan de leurs travaux de recherche au sein de leur laboratoire commun SCAN

Supply Chain : l’IMT Mines Albi et Scalian dressent le bilan de leurs travaux de recherche au sein de leur laboratoire commun SCAN

Le 2 septembre 2019, Scalian, groupe à dimension internationale spécialisé dans le conseil et l’ingénierie, et l’école d’ingénieurs IMT Mines Albi signaient un partenariat industriel d’une durée de 5 ans renouvelables. Le laboratoire commun SCAN (Systèmes de Collaborations Agiles et Numériques), dédié à la R&D du pilotage de la supply chain, vise à donner des clés aux décideurs des entreprises pour mieux prendre en compte les risques et opportunités auxquels leur activité est soumise et ainsi d’améliorer l’agilité et la résilience de leurs chaines logistiques. Deux ans plus tard, les deux partenaires dressent un premier bilan de leurs travaux.

Créé en 1989, Scalian intervient en France comme à l’international dans des activités de services en management de projets industriels, supply chain (coûts, qualité, délais, performance), architecture et développement de systèmes numériques embarqués et applicatifs de systèmes d’information, de big data et d’IA. Le groupe participe aux programmes majeurs des grands noms de l’aérospatial, de l’énergie, du transport et de la défense.

De son côté, Le Centre Génie Industriel (CGI) d’IMT Mines Albi a développé une expertise dans l’application de méthodes issues de l’IA au monde du génie Industriel. Il a notamment développé des collaborations avec des institutions de renom à l’instar de Georgia Tech (USA) dont la contribution est prévue dans le programme de recherche avec Scalian. Le CGI réunit une variété d’expertises scientifiques en matière d’IA :

  • la science des données, discipline pivot,
  • l’ingénierie des modèles,
  • l’ingénierie à base de connaissances,
  • la recherche opérationnelle.

IMT Mines Albi possède aujourd’hui 7 laboratoires communs avec de nombreux partenaires dans le but d’élargir les champs de recherche et de favoriser le transfert de technologies, dont le laboratoire SCAN.

L’objectif du programme SCAN est de développer des solutions immersives basées sur des technologies telles que la réalité virtuelle, la réalité augmentée, les serious games multi-joueurs, la simulation holistique, les tableaux de bord interactifs, les cockpits et tours de contrôle… pour fournir aux décideurs, une vision claire, dynamique, interactive et contextuelle des interactions à l’œuvre dans leurs chaines logistiques.

Un pilotage immersif qui repose sur l’IA

Depuis deux ans, Scalian et l’IMT Mines d’Albi travaillent donc conjointement sur une méthodologie outillée pour piloter la performance de systèmes en mesurant les menaces et les opportunités en mettant en place des cas concrets d’application dans divers secteurs d’activité.

Julien Jeany, co-directeur du laboratoire commun SCAN et responsable du laboratoire R&D et Innovation pour Scalian, explique :

« L’innovation sur cette thématique est double. D’un côté, les menaces et les opportunités sont considérées comme des forces reposant sur une approche dénommée ” physique de la décision ” dite POD (Physics of decision). Cette dernière propose un parallèle avec les forces physiques qui gouvernent notre réalité, les attributs et les caractéristiques du système dont nous cherchons à mesurer la performance selon différents indicateurs. De l’autre côté, il y a ce volet environnement de pilotage, que nous adressons en proposant une approche immersive basée sur la réalité virtuelle ».

Les cas concrets d’application

Les chercheurs de SCAN ont créé un cockpit de pilotage d’une supply chain aéronautique en VR. La comparaison entre une trajectoire de la performance sans perturbations de la chaine logistique et d’une trajectoire alternative dans un espace en 3 dimensions permet de mesurer les impacts des menaces qui peuvent devenir des problèmes, mais aussi d’évaluer les opportunités autour du système qui pourraient être activées pour contrebalancer ces menaces et remettre la trajectoire de performance du système dans un état optimal.

Parfaitement fonctionnels, les prototypes de cockpit développés dans le cadre du laboratoire commun SCAN suscitent déjà un fort intérêt de la part des industriels.

Une approche physique de la décision pour mieux accompagner les décideurs

Pour accompagner la prise de décision, il faut savoir appréhender au mieux les impacts des différents événements afin de pouvoir se reconfigurer et de proposer des solutions en fonction des événements qui ont lieu.

Le laboratoire SCAN a ainsi été mandaté par un industriel en incapacité de livrer pour une mission de recovery. Grâce à l’approche conçue autour du concept de « physique de la décision », le laboratoire, après avoir étudié le fonctionnement de la chaîne de production, a réalisé une évaluation précise sur différents indicateurs des impacts, et identifié les différents cycles, et les différentes décisions à prendre.

La modélisation de fonctionnement du système à l’étude doit être suffisamment fine afin de pouvoir représenter au mieux la réalité au travers d’une simulation, pour ensuite être intégrée à l’environnement de pilotage.

Julien Jeany affirme :

« Aujourd’hui, l’instabilité est devenue la norme avec des crises qui s’enchaînent et un paradigme qui n’est plus celui d’un monde où tout est fiable. En adoptant cette approche POD, nous accompagnons les décideurs dans leur prise de décisions et les aidons à comprendre la dynamique qui gère leur système mais également à quoi ce dernier peut être sensible en termes de perturbations ».

Un concept généralisable à de nombreux systèmes

Les travaux de recherche du laboratoire étaient centrés au départ sur le management des menaces et des opportunités qui peuvent impacter un système telle qu’une supply chain. Les chercheurs ont pu constater par la suite que ce concept était généralisable à tout système dont il est possible de mesurer la performance au travers d’indicateurs.

Des cas d’application concrets ont ainsi pu être développés comme par exemple la gestion d’une crise relative à la reconfiguration de réseaux routiers dans le cadre d’inondations ayant touché la ville de Nantes, ou plus récemment sur la gestion de crises sanitaires telles que celles que nous avons connu avec la COVID-19.

Un projet de grande ampleur a également pu être développé avec Georgia Tech aux États-Unis lors des dernières élections présidentielles américaines. Le laboratoire SCAN a cherché à modéliser le bureau de vote installé dans l’établissement afin d’optimiser les temps de passage et les flux de votants au sein du bureau de vote.

Région Occitanie : ANITI et Ekitia lancent une consultation régionale sur le rapport des citoyens à l’IA

Région Occitanie : ANITI et Ekitia lancent une consultation régionale sur le rapport des citoyens à l’IA

Dans le cadre de sa stratégie de diffusion des connaissances en lien avec l’IA, l’Institut Interdisciplinaire d’Intelligence Artificielle de Toulouse (ANITI) et Ekitia (ex Occitanie Data) ont lancé le 22 septembre une consultation citoyenne sur les connaissances, l’acceptabilité et les enjeux éthiques concernant les technologies émergentes reliées au big data et à l’IA.

L’intelligence artificielle fait aujourd’hui partie de notre quotidien mais suscite encore de nombreuses craintes. Souvent confrontées à de la défiance face à cette technologie, les équipes d’ANITI et d’Ekitia ont fait le constat qu’il n’y a pas de connaissance claire sur l’opinion de la population quant aux potentialités de l’IA et leur place dans la société de demain. Elles ont donc lancé une consultation régionale pour faire un état des lieux des connaissances et des opinions du plus grand nombre sur l’IA.

Bertrand Monthubert, Président d’Ekitia et du CNIG (Conseil National de l’Information Géographique) explique :

« Entre enthousiasme et inquiétude, l’IA laisse peu d’entre nous indifférents. Chacune et chacun de nous doit être en capacité de comprendre les enjeux de la donnée et de l’IA face à une technologie qui bouleverse notre quotidien. En consultant directement les citoyennes et citoyens d’Occitanie, nous travaillons à les rendre acteurs de leur avenir numérique. »

ANITI et Ekitia partagent la même valeur d’une IA de confiance. Soutenus par la Région Occitanie pour cette enquête, ils ont été accompagnés dans l’élaboration de la méthodologie par un comité scientifique pluridisciplinaire composé de chercheurs, d’industriels, de représentants de l’Éducation Nationale et de citoyens. Le champ du public visé est large : collégiens, étudiants, professionnels du numérique et néophytes. Avec l’ambition de recueillir plusieurs milliers de réponses, cette consultation inédite sera la plus vaste jamais réalisée en France sur le sujet.

Marc Renner, Administrateur provisoire de l’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, déclare :

« L’intelligence artificielle est connue de tous, sans pour autant que chacun ait une idée précise de sa définition, de son fonctionnement et de ses implications. Loin d’être purement technologiques, ses enjeux touchent au coeur même de la démocratie et des libertés. Il est donc fondamental qu’à côté des actions de recherche et de formation se déploient des initiatives de science participative et de diffusion de la culture scientifique relative à l’IA. Cette consultation représente donc une démarche indispensable permettant une appropriation des sujets de l’IA par les citoyens ! »

La participation à cette consultation ne prend qu’une dizaine de minutes. Cette dernière comprend quatre enquêtes distinctes, chacune, ciblant un public différent, aborde les connaissances en matière d’IA et les inquiétudes des citoyens face à des enjeux essentiels notamment la protection des données personnelles, la non-discrimination, la collaboration homme-machine ou l’empreinte carbone.

La consultation, d’une durée de six mois, vise à :

• Renforcer des actions de sensibilisation sur l’IA (exposition, conférences – débat, dossiers pédagogiques…) adaptées à chacun des publics, avec des actions particulièrement ciblées vers le public scolaire (élèves et enseignants) ;

• Produire des éléments d’analyse sur la perception de la transformation du travail par l’IA à partir notamment des réponses exprimées par les professionnels de l’IA ;

• Partager avec la communauté académique, les décideurs socio-économiques et politiques les conclusions permettant d’établir de nouvelles orientations pour mettre l’IA et l’utilisation de la donnée au service des concitoyens.

Une analyse complète des réponses sera réalisée par des scientifiques, mais également lors d’un événement participatif ouvert aux citoyens et aux citoyennes. La méthode, les données et les analyses seront restituées le plus largement possible au public et ce, conformément au principe de la science ouverte.

Gwenaël Kaminski, enseignant-chercheur en sciences cognitives à l’Université Jean-Jaurès, chargé de mission à l’Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées et coordinateur de la consultation, conclut :

« Nous avons des attentes toutes particulières concernant la position des futurs répondants sur certains points bien spécifiques de cette consultation : sur la question de l’intention d’une IA, le contrôle des technologies d’IA, les champs d’applications de l’IA (médical, juridique, administratif…) ou encore sur le partage de données, élément récurrent du débat sur ce sujet. »

Cette consultation citoyenne sur l’IA, en contribuant au dialogue science-société, permettra de renforcer le pouvoir d’action des participants et des participantes, et générera des actions concrètes à l’échelle du territoire régional, qui seront partagées nationalement par les réseaux académiques.

Les Galeries Lafayette lancent « Tailored Insights », une plateforme de retail media

Les Galeries Lafayette lancent « Tailored Insights », une plateforme de retail media

Pour les entreprises, la compréhension et l’amélioration continue de l’expérience client sont devenues aussi importantes que le développement de produits, l’innovation ou le marketing. Pour aider leurs marques partenaires à mieux cerner les attentes de leurs clients, les Galeries Lafayette ont développé en interne « Tailored Insights », une plateforme d’analyse et de personnalisation de l’expérience client basée sur la data.

Les Galeries Lafayette comptent en France 19 points de vente en propre et 38 en affiliation. Comme tous les grands magasins, elles ont été fortement impactées par la pandémie de Covid-19, mais font tout pour retrouver leur niveau d’avant crise.

La plateforme Tailored Insights va permettre à l’entreprise d’accélérer sa transformation omnicanale en capitalisant davantage sur les 5,4 millions de visiteurs par mois de son site marchand et sur son réseau de magasins.

La plateforme retail media « Tailored Insights »

Le marché du retail media est aujourd’hui en très forte expansion, les Galeries Lafayette déclarent être le premier acteur français des Grands Magasins à développer une initiative de cette envergure.

Cette plateforme qui vise à permettre aux marques partenaires d’accéder à une compréhension plus fine des attentes de leurs clients Galeries Lafayette pour leur proposer des expériences personnalisées à chaque étape de leur parcours d’achat, a été développée avec des méthodologies Service Design Agile et Lean Startup, ce qui a permis de l’optimiser de façon rapide tout en réduisant les coûts.

Tailored Insights a été conçue dans une démarche de co-construction avec les marques partenaires, en prenant en compte leurs problématiques d’ordre stratégique ou opérationnel. Grâce à sa gestion sécurisée et à la fiabilité de l’analyse des données qu’elle apporte, les marques pourront avoir accès à un pilotage précis de leurs performances et des profils de leurs clients, proposer une offre produit mieux adaptée et anticiper les tendances des saisons à venir pour créer des dispositifs marketing mesurables plus efficaces. De leur côté, les Galeries Lafayette pourront améliorer leur connaissance client.

Construite dans le respect de la réglementation sur la protection des données personnelles, la plateforme repose sur des algorithmes d’IA uniques, optimisés pour les univers de la Mode et de la Maison, et ne développe aucune fonctionnalité « non utile ». Elle limite ainsi le nombre de traitement de données au strict nécessaire et minimise son empreinte carbone.

Deloitte et NVIDIA renforcent leur alliance pour apporter de nouveaux services basés sur les plateformes NVIDIA AI et Omniverse

Deloitte et NVIDIA renforcent leur alliance pour apporter de nouveaux services basés sur les plateformes NVIDIA AI et Omniverse

NVIDIA et Deloitte ont annoncé, le 20 septembre dernier, lors de la GTC 2022, l’élargissement de leur partenariat pour aider les entreprises à développer, mettre en œuvre et déployer des solutions de cloud hybride à l’aide des plateformes NVIDIA AI et NVIDIA Omniverse Enterprise. Les employés de Deloitte pourront s’appuyer sur ces 2 plateformes pour aider les clients de la société à créer et à déployer un large éventail d’applications d’IA, notamment les jumeaux numériques, l’IA de périphérie, l’IA vocale, les systèmes de recommandation, les chatbots, la cybersécurité…

Deloitte fournit des services d’audit, de conseil, de fiscalité et de conseil de pointe à de nombreuses sociétés, dont près de 90 % des entreprises du Fortune 500 et plus de 7 000 entreprises privées.

La société collabore depuis maintenant deux ans avec NVIDIA. Le Deloitte Center for AI Computing, créé l’an passé, exploite la puissance des systèmes DGX A100 de NVIDIA, ce qui permet le développement de solutions d’IA de pointe pour de nombreux secteurs : la technologie, les médias et les télécommunications, les services gouvernementaux et publics, les sciences de la vie et les soins de santé, l’automobile et les transports, les services financiers et le secteur de l’énergie…

Par ailleurs, les services « Unlimited Reality » de Deloitte, une offre d’expérience et d’impact pour les mondes virtuels, s’appuient sur le Center for AI Computing et la plateforme NVIDIA Omniverse Enterprise pour la conception 3D et la simulation de monde virtuel. Deloitte et NVIDIA collaborent également pour créer des répliques immersives ou hybrides d’environnements et de processus réels afin d’aider les entreprises à optimiser leurs opérations et leur prise de décision intelligente.

Deloitte a d’ailleurs été nommé partenaire de conseil mondial de l’année 2021 du « NVIDIA Partner Network » pour avoir développé des offres de services spécialisés autour de NVIDIA Omniverse Enterprise, NVIDIA Metropolis et les nouveaux services gérés NVIDIA DGX-Ready, ainsi que pour l’ajout du NVIDIA DGX POD à son Centre d’innovation.

Un portefeuille élargi pour Deloitte

Depuis l’établissement de leur partenariat il y a deux ans, Deloitte et NVIDIA ont contribué à permettre aux grandes entreprises de déployer de nouvelles applications transformatrices. Ainsi, le service postal américain a exploité la vision AI pour améliorer l’efficacité de la livraison, un autre cas d’utilisation des nouvelles applications hybrides de NVIDIA a permis à un leader mondial des services alimentaires de moderniser l’expérience client.

Le portefeuille de Deloitte élargi des services NVIDIA AI et Omniverse fonctionnera dans le cloud pour offrir une accessibilité et une évolutivité faciles. Il sera alimenté par :

  • La plate-forme NVIDIA Omniverse Enterprise pour la création de pipelines 3D personnalisés et la simulation de mondes virtuels;
  • Le moteur cloud NVIDIA Omniverse Avatar Microservices d’IA ainsi que le framework d’application NVIDIA Project Tokkio pour créer, personnaliser et déployer des avatars de service interactifs à grande échelle;
  • La suite cloud native NVIDIA AI Enterprise de logiciels d’IA et d’analyse de données optimisés pour le développement et le déploiement de l’IA. Il est essentiel pour créer des applications prêtes pour la production sur la plate-forme NVIDIA AI et inclut un support d’entreprise mondial pour maintenir les projets d’IA sur la bonne voie;
  • Le NVIDIA Riva SDK accéléré par GPU pour la création d’applications d’IA vocale personnalisables pour chaque cas d’utilisation et offrant des performances en temps réel;
  • Le framework open source NVIDIA Merlin pour la création de systèmes de recommandation hautes performances à grande échelle.
  • Le cadre d’application NVIDIA Metropolis, l’ensemble d’outils de développement et l’écosystème de partenaires qui rassemblent les données visuelles et l’IA pour améliorer l’efficacité opérationnelle et la sécurité dans un large éventail d’industries, y compris les appareils d’IA IoT.
Canada : l’Alberta teste « Heads-Up », la solution de détection de téléphone au volant d’Acusensus

Canada : l’Alberta teste « Heads-Up », la solution de détection de téléphone au volant d’Acusensus

L’usage du téléphone au volant, bien que réprimandé par la loi, est une des principales causes de distraction des conducteurs. Malgré toutes les campagnes de sensibilisation, il se banalise : selon les chiffres de la sécurité routière, environ 69% des Français reconnaissent utiliser leur smartphone au volant. Des chercheurs de l’Université de l’Alberta testent une solution d’IA de la société Acusensus pour mesurer l’ampleur du problème de la distraction au volant au Canada et vérifier si cette technologie est un système de détection fiable pour les autorités.

Créée en 2018 par Alexander Jannink, basée à Melbourne, l’entreprise technologique Acusensus s’est donnée pour mission d’améliorer la sécurité routière en fournissant des solutions intelligentes pour susciter un changement de comportement sur les routes.

Sa solution « Heads-Up », développée pour donner aux autorités un outil efficace pour lutter contre la distraction au volant, a remporté l’Intertraffic Inspiration Award 2022.

Cette technologie peut être fournie sous la forme de caméras de surveillance fixes, de caméras mobiles montées sur remorque ou sur véhicule. Elle comprend un radar 3D haute définition qui mesure la vitesse, la portée et l’angle de toutes les cibles sur plusieurs voies. Les données peuvent d’ailleurs être utilisées pour fournir des informations sur les modèles de trafic et de vitesse, les données personnelles des conducteurs sont quant à elles protégées.

Lorsque l’IA, après avoir détecté automatiquement le conducteur, détermine la probabilité d’utilisation du téléphone, elle génère un fichier d’incident potentiel crypté et signé numériquement qui reste sur le système de caméra lui-même et exporte une image cryptée et signée numériquement du comportement incriminé au système de pré-arbitrage.

Pour les opérations en temps réel, les images des conducteurs fautifs peuvent être envoyées à un véhicule d’interception en attente en quelques secondes.

La société a lancé un programme combinant détection de téléphones mobiles et de ceintures de sécurité dans le Queensland en 2021, avec une baisse de 10% des décès au cours des six premiers mois, et un programme  associant détection de vitesse, de téléphone mobile et de ceinture de sécurité dans l’État de Washington. Après la Nouvelle-Galles du Sud, où plus de 95 000 infractions pour utilisation illégale du téléphone ont été détectées en 90 jours, l’Australie et le Royaume-Uni, entre autres, c’est au tour de l’Alberta, au Canada, d’expérimenter la solution pour détecter l’utilisation des smartphones au volant.

Le projet pilote au Canada

L’Université d’Alberta se trouve à Edmonton, les caméras fixes d’Acusensus vont être déployées à différents endroits de la ville durant trois semaines avant d’être installées à Montréal, au Québec.

Le but de la recherche est de déterminer à quel point l’IA est en mesure de détecter les conducteurs qui utilisent leur téléphone cellulaire alors qu’ils sont au volant, selon Karim El-Basyouny, Professeur au département d’ingénierie civil et environnemental et titulaire de la Chaire de recherche en sécurité routière urbaine de la Ville d’Edmonton, à l’Université de l’Alberta.

le Dr El-Basyouny est un expert des questions de prévention des accidents de la route, de modélisation des accidents et d’analyse des interventions de sécurité. Il a été le chercheur principal de l’évaluation du projet pilote de réduction des limites de vitesse résidentielles à Edmonton, ainsi que de plusieurs autres projets de recherche et d’évaluation en Alberta et en Colombie-Britannique.

Mesurer l’ampleur de l’usage du téléphone au volant

Selon Karim El-Basyouny, au Canada, la moyenne des personnes qui utilisent leur téléphone tout en conduisant est de 7 % et en Alberta, cette moyenne serait de 5,3 %. Il rappelle toutefois que ces chiffres proviennent uniquement des contraventions données par les policiers aux contrevenants, ils ne correspondent donc pas à la réalité.
Ces infractions au Code de la route pour distraction au volant sont relevées par des policiers qui cherchent à voir si le conducteur utilise un téléphone à travers le pare-brise d’une voiture ou en conduisant près d’un véhicule.

« Ça nécessite beaucoup de travail, beaucoup de regards furtifs, dans des conditions difficiles. C’est la seule solution viable actuellement et ce n’est pas idéal. […] Le but [de cette étude] est d’essayer de comprendre l’ampleur réelle du problème. »

Les automobilistes albertains peuvent recevoir une amende de 287 $ pour distraction au volant et trois points d’inaptitude. Mais dans le cadre de ce projet-pilote, aucune contravention ne sera donnée.

Ce projet pilote est financé par l’Université de l’Alberta et le Service de police de la ville d’Edmonton. Le rapport final sera dévoilé en octobre 2023.