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Publié le 23 nov. 2022 à 7:52Mis à jour le 23 nov. 2022 à 7:59

« La course à l’innovation s’est accélérée partout dans le monde », notait la semaine dernière la Première ministre, Elisabeth Borne, dans « Les Echos » . Avec ses enjeux de réindustrialisation, de souveraineté et de décarbonation, il n’y a pas une semaine où le sujet n’est pas à l’agenda de Roland Lescure, le ministre chargé de l’Industrie. Mais il manque encore souvent à celui des dirigeants des petites et moyennes entreprises. Avant la crise du Covid, seules 40 % des 122.000 PME de plus de 10 salariés disaient innover. Et dans l’industrie, une sur deux estimait être « innovante », voire « très innovante ». En matière de dépenses de recherche-développement, les entreprises françaises sont, par exemple, juste à la moyenne européenne.

C’est trop peu pour Bpifrance. Un an après le coup d’envoi du Plan start-up et PME industrielles dans le cadre de France 2030 , le bras armé de l’Etat dans le soutien aux entreprises sort l’artillerie lourde pour convaincre les petits patrons de se lancer ou d’accélérer. Comme, hier, ceux des start-up. « La renaissance industrielle ne pourra avoir lieu que par l’innovation », défend la banque publique dans un livret d’une cinquantaine de pages présenté mardi soir. Un plaidoyer pour « une vraie stratégie d’innovation de rupture ambitieuse », les entreprises étant poussées à « innover avec leurs partenaires fournisseurs », à « s’ouvrir sur l’écosystème start-up » ou à « solliciter du financement privé ».